L’actrice anglaise nous enchante encore dans “New York Melody”, de John Carney. Si on connaissait déjà son talent, on découvre aussi son joli brin de voix !

A la lecture du scénario, avez-vous senti le petit bijou que serait ce film ?
– Oui, j’étais vraiment enthousiaste. Quand j’ai fini le tournage d’Anna Karenine, de Joe Wright, j’ai réalisé que ça faisait cinq ans que je ne jouais que dans des films très sombres. Je suis morte de nombreuses fois au cinéma, il m’arrivait toujours des choses terribles.
Je me suis dit que j’avais envie de quelque chose de différent pour le prochain film, je souhaitais pouvoir jouer des rôles plus positifs. Je rêvais d’un scénario dans lequel j’allais pouvoir trouver enfin un sentiment d’espoir.
Ce n’est pas si évident ! J’ai passé pas mal de temps à chercher le bon film. New York Melody a été le premier scénario que j’ai lu qui avait cette grande qualité. J’ai beaucoup aimé l’histoire, les personnages et, surtout, l’idée qu’il s’agisse d’une femme qui va apprendre à s’assumer et faire enfin quelque chose pour elle-même. C’est rare de jouer ce genre d’héroïne et ça m’a beaucoup plu.

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Keira Knightley, la fille qu’on adore

Son allure, sa grâce et sa British touch en font la plus délicieuse des égéries beauté de la maison Chanel. À 29 ans, elle est aussi une actrice fine à la filmographie sans faille.

Elle vient juste d’avoir 29 ans, mais, sur son visage, l’enfance se plaît à s’attarder. Keira Knightley, c’est comme un archétype de jeune fille idéale : tailleur Chanel, mimiques espiègles, tenue impeccable. Elle est bâtie pour jouer les héroïnes romantiques de Jane Austen, mais pas seulement : la Londonienne affranchie, celle qui sait dire non, n’est jamais loin derrière l’ingénue. De fait, elle paraît à contre-courant de son époque, puisqu’elle a choisi d’être une actrice et pas une people. Elle déjoue les embuscades des paparazzis, ne s’éternise pas sur les tapis rouges et il ne lui viendrait pas à l’idée de poster un selfie avec son charmant mari, le musicien James Righton, épousé en catimini l’an dernier dans le sud de la France.

De L.A. à Paris, l’album photo de Keira Knightley
Fille d’un acteur et d’une scénariste, Mlle Knightley a démarré sa carrière en trombe. À 9 ans, débuts à la télévision. À 14, on la repère dans Star Wars, la menace fantôme. Depuis, elle est ce qu’il est convenu d’appeler une célébrité globale (Pirates des Caraïbes, avec Johnny Depp), a obtenu une nomination aux oscars (en Elizabeth Bennet dans Orgueil et préjugés) et alterne intelligemment films d’auteur (A Dangerous Method, de David Cronenberg) et production pop-corn (The Ryan Initiative, de Kenneth Branagh). Sa finesse, sa grâce et sa British touch ont tapé dans l’œil de Chanel. Depuis 2007, elle est le visage du parfum Coco Mademoiselle, qui a trouvé en elle une déclinaison moderne des préférences maison : la brune de caractère, libre et frondeuse, mais portant très bien camélia à la boutonnière et sautoir de perles. Interview.

Madame Figaro.– Quel effet cela fait-il qu’on vous considère comme un objet de beauté ?
Keira Knightley.– Je préfère cela plutôt que d’être confondue avec un objet hideux ! Plus sérieusement, lorsque vous entrez dans la ligne de mire publique, il faut être armée. Tout est paradoxal dans la célébrité : ce qu’on admire aujourd’hui est ce qu’on rejettera demain. Ce contraste est intéressant et m’a incitée à cultiver une certaine dualité : je suis très éloignée de ce que je représente. Plus jeune, je prenais les choses personnellement et j’avais du mal à encaisser les critiques. Depuis, j’ai compris qu’une image a une fonction sociale et que, chose bizarre, vous en êtes dépossédée lorsque vous devenez célèbre. Des gens la louent, se l’approprient ou en proposent des variations. Il se produit alors comme un divorce émotionnel entre celle que vous êtes vraiment et celle qu’on veut que vous soyez. Lorsque je suis en mission sur les tapis rouges ou en shooting mode, le grand jeu ne me fait pas peur, mais il n’y a aucune nécessité ni aucune pression pour que je ressemble à cette image dans ma vie de tous les jours.

Comment devient-on Keira Knightley ?
À coups de maquillage, de bonnes lumières et de robes couture. (Elle rit.) Je joue un rôle et je deviens la représentation connotée qu’on attend de moi. Mais cela fait partie du job. Se transformer est d’ailleurs l’essence du métier d’acteur. Il y a d’une part un personnage et d’autre part, moi, personne privée.

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A 27 ans, Keira Knightley est, pour le réalisateur Joe Wright, une Anna Karenine magnifique et flamboyante. Interview avec le joyau britannique !

Considérez-vous ce rôle comme étant le plus important de votre carrière ?
– Vous ne pouvez jamais le savoir à l’avance. Peut-être peut-on en avoir une idée quelques années plus tard ? Mais ce que je sais, c’est que tous les personnages que j’ai interprétés depuis le début sont incroyablement importants pour moi.
Je n’ai jamais joué un rôle qui ne me semblait pas vraiment essentiel. Dans toute profession artistique, vous devez penser que ce que vous créez est primordial. Bien sûr, vous savez que ce n’est pas vrai, ça serait ridicule autrement mais, au moment où vous le faites, vous devez le croire.

Avez-vous été effrayée par le personnage mythique de Léon Tolstoï ?
– En tout cas, je n’ai pas eu peur parce qu’il s’agissait d’un chef-d’œuvre de la littérature russe, mais plutôt parce qu’Anna est un rôle tellement complexe, tellement étrange.  >> Lire la Suite <<

Anna Karenine, de Joe Wright. Sortie le 5 décembre.

 

La belle anglaise fait fondre les cœurs à l’écran depuis plus de dix ans.

Espiègle, souriante, déconcertante. Voilà comment on a envie de décrire Keira Knightley lorsqu’ on la rencontre. Celle qui arrive sur les écrans romands dans une nouvelle adaptation d’Anna Karenine n’a pas son pareil pour déstabiliser avec un éclat de rire. C’est aussi son arme pour éviter les questions délicates. «J’ai appris à sourire lorsque j’ai besoin de réfléchir, puis à rire pour éviter les confrontations, dit-elle. Cela marche aussi bien au cinéma que face à un journaliste.» Nous voilà prévenus. Habillée en Chanel des pieds à la tête, maquillage et parfum compris, l’anglaise est, à 27 ans, une vieille pro du showbiz. «Cela fait quinze ans que je fais des films et dix ans que j’assure la promo pour les vendre.» On ne connaît pourtant pas tant de choses sur sa vie et ses envies. On l’a donc invitée à se livrer, en toute honnêteté bien sûr, et non sans humour.

Femina Vous avez fêté vos 27 ans cette année, l’âge de raison pour vous?
Keira Knightley  Non, cela fait longtemps que je suis responsable et que je prends mes décisions toute seule. J’ai la chance d’avoir des parents formidables qui ont su me conseiller sans jamais m’imposer ma vie. Mon père, Will Knightley, est comédien et travaille toujours. Ma mère, Sharman MacDonald, travaille derrière la caméra. Tous deux m’ont aidée dès mon enfance, mais ont toujours attendu que les envies viennent de moi. Ma première audition, ma première pièce de théâtre, mon premier film… C’est moi qui les ai décidés, à chaque fois, même lorsque j’avais 10 ans!

N’avez-vous pas l’impression d’être passée à côté de votre adolescence à cause de votre carrière?
Je fais ce que j’aime et la seule chose qui me plaise. Je veux être comédienne depuis aussi longtemps que je me souvienne. Mes parents ont d’abord tout fait pour me décourager… Mais ils ont compris que j’étais déterminée. Quand j’étais adolescente, Maman me suivait partout.

Quel a été votre premier gros contrat?
C’est Star Wars qui a changé mon destin. George Lucas m’a donné le rôle de Sabe aux côtés de Natalie Portman. Je me suis retrouvée dans cette grosse production à 12 ans, mais je me suis débrouillée comme une grande! Natalie m’a prise sous son aile protectrice. Elle aussi a commencé très jeune dans le cinéma et elle faisait tout pour m’aider et m’éviter les pièges du métier.

Vous avez dû grandir plus vite à cause du showbiz. Etes-vous prête à vous marier ou avoir des enfants?
Moi mariée et maman: je ne me pose même pas la question! Je sais qu’il n’y a pas d’âge pour être amoureuse, mais ma mère m’a fait promettre de prendre mon temps et de ne pas décider ce genre de choses sur un coup de tête. A 27 ans, je veux d’abord profiter des opportunités de travail. Je ne me vois pas actrice toute ma vie. J’imagine bien être devant les caméras pendant une dizaine d’années encore, puis arrêter. Cela sera le moment parfait pour une vie de famille.

On vous dit pourtant fiancée avec le musicien James Righton…
Voilà une question qui semble tellement romantique lorsqu’elle vous est posée par un journaliste parlant anglais avec l’accent français (ndlr: Keira éclate de rire). Mais je préfère ne pas répondre… Je fais tout pour préserver mes moments intimes et il suffirait de répondre à votre question pour que cela soit repris partout… Désolé. Un ami journaliste de mes parents m’a appris très jeune à me taire sur mes amours pour ne pas avoir l’air ridicule après une rupture. J’ai appris aussi à m’amuser de ces situations quand je suis suivie ou reconnue. Je sais m’isoler pour me protéger en cas de besoin.

N’est-ce pas difficile de garder sa vie privée pour soi quand on est une jeune star?
Isabelle Adjani est l’une de mes modèles. Elle a su préserver son jardin secret en vivant loin des regards des autres. Que sait-on de sa famille? De ses amours? Presque rien. J’essaie de faire de même.

Cela vous déplaît-il que l’on vous compare aux autres jeunes célébrités de Hollywood comme Lindsey Lohan, Paris Hilton…
Paris Hilton, vous voulez rire j’espère! Je n’ai jamais voulu être une célébrité. Mon métier n’est pas d’être connue pour mon image ou pour mon nom de famille. Beaucoup de jeunes américaines semblent rechercher la célébrité, l’argent, la notoriété… simplement pour être connue. Moi, je pourrais rester enfermer chez moi sans jamais donner une interview si cela n’était pas nécessaire à la promotion de mon travail. Je souhaite être une comédienne et j’espère un jour arriver au niveau de Judi Dench qui était ma partenaire dans «Orgueil et préjugés». J’ai pris des cours quotidiens simplement en la regardant durant ce tournage.

Aujourd’hui, vous faites craquer les garçons de 16 à 66 ans. Comment vivez-vous cela?
Je n’ai aucun problème avec le jeu de la séduction car je suis totalement nulle dans ce domaine. Je pourrais me faire draguer pendant une heure par un homme sans m’en rendre compte. J’adore faire des rencontres et discuter. Il n’y a que les types lourds qui m’ennuient et je les écarte facilement par un éclat de rire. Un mec est toujours désarmé lorsqu’une fille rigole alors qu’il se prend au sérieux.

Qui est votre homme idéal?
Il est Suisse! A 16 ans, je suis tombée amoureuse de Vincent Perez en regardant La Reine Margot. Il n’y a pas homme plus beau que lui à mes yeux. Je sais que c’est une passion sans espoir, mais je suis une grande romantique et j’aime bien les amours impossibles (rires). La Reine Margot est mon film favori et j’espère tourner avec Vincent Perez un jour. Qu’il se rassure, je ne suis pas dingue au point de lui sauter dessus. Je sais qu’il est pleinement heureux dans sa vie privée… mais cela n’empêche pas de rêver.

Au cinéma, qu’est-ce qui est le plus difficile à tourner pour vous? Les scènes d’amour?
Les scènes sexy sont toujours les plus faciles pour moi. Je suis européenne et je n’ai aucun problème avec la nudité si elle se justifie. Je trouve cela même libérateur de se déshabiller. Une femme peut utiliser son corps comme une arme pour se donner davantage de puissance face à un homme.

De grandes actrices, de Greta Garbo à Vivien Leigh ou plus récemment Sophie Marceau, ont incarné Anna Karenine. Pourquoi avoir été attirée par cette nouvelle adaptation?
Je suis fascinée par ce personnage depuis que j’ai lu le livre il y a une dizaine d’années. Il y a quelque chose de beau et d’innocent dans son histoire, mais aussi de noir et tragique. En l’incarnant, je voulais surtout montrer sa complexité au lieu d’en faire soit une victime, soit une innocente, comme certaines versions l’ont fait dans le passé.

«Anna Karenine» prouve une nouvelle fois que vous aimez les films historiques…
Disons que c’est principalement ce que l’on me propose. Mais les robes, des répliques du XVIIIe et XIXe siècle, sont souvent un cauchemar à porter. Autant dire qu’il m’était difficile de respirer normalement. Cela peut aider parfois lorsque je dois jouer des scènes émouvantes. Je suis tellement serrée et mal à l’aise dans mon costume que je n’ai aucun problème pour avoir les larmes aux yeux.

N’avez-vous pas essayé de réclamer quelques modifications des costumes?
Non car je pense que c’est important pour l’aspect vrai du film. Mais le pire est la reprise du tournage après la pause du lunch. Impossible de digérer correctement! Même dans les scènes dramatiques, il m’arrivait d’avoir des fous rires. J’incarne une fille qui connaît toutes les bonnes manières à l’écran… mais je n’arrêtais pas de roter dès que le réalisateur criait «cut»!

Vous avez aussi un décolleté plongeant dans certaines scènes d’«Anna Karenine»…
C’est de la tromperie sur marchandise car je suis plate comme une planche à pain! Je vais certainement briser le fantasme de beaucoup de gars (rires). J’adore me voir avec une belle poitrine à l’écran mais je n’irais pas jusqu’à une opération de chirurgie esthétique. Cela n’a pas l’air naturel. J’ai vu des filles avec les seins refaits sur les plages: c’est sordide. On a l’impression de voir deux ballons. Une copine maquilleuse m’a donné un autre secret: maquiller mon décolleté. Tous les matins, elle dessinait des ombres entre mes seins pour donner l’illusion d’une poitrine généreuse. Imaginez-moi, trente minutes par jour en train de me faire dessiner les seins par une femme… Voilà qui devrait aider à faire fantasmer les hommes, non?

Comment réagissez-vous lorsqu’on vous présente comme la nouvelle Katherine Hepburn?
C’est flatteur et effrayant, car j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Pour me rassurer, je me dis que la presse a besoin de mettre des étiquettes sur les jeunes actrices. J’espère commencer à faire mes preu ves pour que l’on arrête de me comparer à d’autres… Mais je préfère que l’on associe mon nom à celui de Katherine Hepburn plutôt qu’à celui de Lindsay Lohan. Même si je n’ai rien contre elle!

Vous êtes un modèle pour de nombreuses jeunes femmes. Comment définir votre style?
Je suis incapable de vous répondre car je change constamment de goûts et d’envies. A mon âge, j’ai encore besoin d’apprendre à me découvrir pour affirmer ma personnalité. Peut-être que je pourrais vous répondre dans 10 ans! Je suis encore au stade où je peux craquer sur une paire de jeans le lundi et les trouver horribles la semaine suivante.

Aimez-vous vous maquiller?
J’ai une tonne de maquillage sur le visage aujourd’hui car j’ai de l’acné… alors j’ai appris à couvrir mes boutons. Mais je vous défends de regarder de trop près!

Avez-vous un secret de beauté à nous faire partager?
Engager un excellent maquilleur! (rires) J’avoue que je suis plutôt nulle pour me préparer seule pour une soirée ou un événement officiel. En dehors du travail, j’aime le naturel sans maquillage et avec mes cheveux plutôt courts. Au cinéma, je porte souvent des extensions capillaires et j’ai sur les plateaux une équipe entière au service de mon image chaque jour. C’est presque un rêve de gamine… comme être une princesse!

The Ellen Show
2012 / Nov / 15

Keira Knightley était invitée au “The Ellen Show” pour parler de son nouveau film “Anna Karenine” et de ses fiancailles à James Righton. Pour célébrer ça, Ellen a organisé une fête en l’honneur de la future mariée. C’est hilarant! Je vous laisse découvrir ça, ci-dessous :

Keira portait une robe Carven, collection printemps 2013.